
Jean-Carlo François, C.Ss.R.
31 Mar 2026
Transcription de la réflexion sur l’Évangile du cinquième dimanche du Carême, « La résurrection de Lazare », présentée par le père Jean-Carlo François, C.Ss.R., dans le cadre de la série de réflexions vidéo du Carême diffusée par le Bureau des communications de la Province du Canada.
Mes chers amis de Dieu, ce passage d’Évangile que nous propose la liturgie de la messe pour ce cinquième dimanche du temps du Carême de l’année A nous invite à méditer sur la résurrection de Lazare. Comme vous l’avez entendu, Lazare était bel et bien mort. Ce passage nous parle du plus grand miracle effectué par Jésus au cours de sa vie sur cette terre.
En ressuscitant Lazare, Jésus nous montre qu’il est le maître de la vie. Avec lui, c’est la vie qui triomphe de la mort, c’est la vie qui remporte la victoire sur la mort. En ressuscitant Lazare, Jésus nous montre que Dieu ne nous a pas créés pour la mort, mais pour la vie. Et c’est la raison pour laquelle il est venu dans notre monde : pour que nous ayons la vie, la vie en plénitude, la vie en abondance. Devant la peine, la douleur et la tristesse de Marthe et de Marie, Jésus ne reste pas indifférent. Il ne reste pas les bras croisés sans rien faire. Il voit la nécessité d’agir. C’est ainsi qu’il prend la décision de ressusciter Lazare pour apporter de la joie dans le cœur de cette famille attristée.
C’est cette même attitude que nous devons avoir en tant que disciples de Jésus. Devant la souffrance, la douleur et les épreuves de nos frères et sœurs, ne restons pas indifférents, ne restons pas les bras croisés, ne soyons pas de simples spectateurs. Soyons solidaires et essayons de faire quelque chose pour les soulager, ne serait-ce qu’à travers une parole ou un petit mot de réconfort. Cela peut sembler peu aux yeux des humains, mais c’est beaucoup aux yeux de Dieu, car les grandes occasions de servir Dieu sont rares, mais les petites sont quotidiennes.
Jésus, en pleurant sur la mort de Lazare, nous montre que Dieu n’est pas indifférent ni insensible à la souffrance humaine. Il est touché par nos douleurs. Ainsi, dans nos épreuves, ne nous replions pas sur nous-mêmes. Demandons à Jésus son aide, son soutien et son assistance, car il nous dit : « Demandez, vous recevrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. »
Marthe et Marie ont demandé de l’aide à Jésus, et elles n’ont pas été déçues. Jésus a ressuscité leur frère Lazare. Il nous rappelle : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »
Celui qui croit en Jésus découvre que la mort n’a pas le dernier mot sur la vie des enfants de Dieu, car notre vie appartient à Dieu. Ce que nous devons faire maintenant, c’est suivre Jésus-Christ, lui qui est le chemin, la vérité et la vie, et qui peut nous conduire à la vie éternelle. Notre foi en la résurrection est liée à notre foi en Dieu, qui est amour et vie. Le Dieu en qui nous croyons n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Son projet est de nous faire participer à la plénitude de sa vie et de son amour.
Il nous a créés pour la vie et non pour la mort. C’est pourquoi saint Paul dit : « Si le Christ n’était pas ressuscité, vaine serait notre foi. » Dans notre monde, beaucoup ne croient pas à la résurrection des morts, mais nous, chrétiens, nous y croyons, et nous le professons dans le credo. Nous croyons que la vie ne s’arrête pas à la mort, mais qu’elle est transformée.
Après notre passage sur cette terre, nous serons ressuscités avec le Christ et nous aurons une demeure éternelle auprès de Dieu. Jésus nous dit : « Je pars vous préparer une place. » Voilà notre espérance. La foi est la source de la vie éternelle.
Continuons donc à nourrir notre foi en écoutant et en méditant la Parole de Dieu chaque jour, et en participant à l’Eucharistie. Jésus nous dit : « Celui qui mange mon corps et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. »
Que le Seigneur nous accorde la grâce de lui faire pleinement confiance, comme Marthe et Marie, de rester attachés à lui et de demeurer en sa présence, en faisant sa volonté chaque jour, afin qu’au terme de notre vie sur cette terre, nous puissions vivre avec lui pour l’éternité. Amen.