
Noel Oco, C.Ss.R.
24 avr. 2026
Noel Oco raconte ses expériences lors de sa participation à certaines missions paroissiales à Marystown et à St. John's, à Terre-Neuve-et-Labrador.
La paroisse locale de Marystown, à Terre-Neuve-et-Labrador, la paroisse du Sacré-Cœur, a organisé une mission paroissiale de Carême de quatre soirées sur le thème « Trouver l’espérance pendant le Carême ». Du 15 au 18 mars 2026, le père Tony Bidgood, C.S.s.R., a animé cette mission de prédication, proposant des réflexions qui invitaient les participants à rencontrer le Christ plus profondément par la prière, la repentance et une confiance renouvelée en la miséricorde de Dieu.
Marystown, située à environ 300 km de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, est une communauté d’environ 5 000 habitants. Malgré sa taille, c’est un lieu marqué par la foi, la résilience et une profonde ouverture au renouveau. Chaque soir, à la paroisse du Sacré-Cœur, un nombre constant de personnes se rassemblait, non par obligation, mais animées d’un désir sincère d’écouter, de réfléchir et de se renouveler spirituellement. Il y régnait une atmosphère de calme et d’attention, où le message d’espoir trouvait un terrain fertile dans des cœurs réceptifs.
Le père Emmanuel, curé de la paroisse, nous a réservé un accueil chaleureux et nous a gracieusement hébergés au presbytère pendant toute la durée de la mission. Sa présence pastorale et son attention envers ses paroissiens étaient évidentes, contribuant à créer un esprit d’unité et d’ouverture qui a régné tout au long des soirées de la mission.
La mission elle-même était axée sur l’appel à la conversion lancé pendant le Carême, non pas simplement comme un effort personnel, mais comme une réponse à l’initiative d’amour de Dieu. À travers les Écritures, la prédication et des moments de prière en communauté, les participants ont été encouragés à redécouvrir l’espérance, non pas comme quelque chose de lointain ou d’abstrait, mais comme quelque chose d’ancré dans leur vie quotidienne et leurs relations. Beaucoup ont pris conscience que, même dans les moments de difficulté ou d’incertitude, Dieu continue de marcher aux côtés de son peuple, l’invitant à une confiance plus profonde.
Nous avons également bénéficié de l’hospitalité généreuse de la communauté locale, qui nous a notamment fait découvrir des mets traditionnels tels que le capelan, les toutons (un petit-déjeuner traditionnel composé de pâte à pain levée, frite à la poêle jusqu’à ce qu’elle soit dorée et croustillante, et servie avec de la mélasse), des beignets de poisson et un dîner à base de dinde. Ces moments de convivialité ont dépassé le simple cadre des repas : ils sont devenus des occasions de créer des liens, de partager des histoires et de rire, révélant ainsi la force des liens communautaires.
Les joies simples de ces repas partagés, ainsi que la gentillesse des paroissiens — dont certains m’ont invité à jouer au pickleball tous les matins à 7 heures dans la salle de sport du YMCA local, invitation que j’ai acceptée avec plaisir — m’ont rappelé la présence active de Dieu dans le rythme ordinaire de la vie. Au fil de ces rencontres quotidiennes, le message de la mission s’est discrètement renforcé : l’espoir ne se proclame pas seulement en chaire, mais se vit aussi à travers des gestes de gentillesse, d’accueil et de compagnie.
Cet esprit de mission et de renouveau a continué à se manifester au sein de notre propre communauté rédemptoriste de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, où le père Tony et moi-même exerçons notre ministère. Du 13 au 15 avril 2026, une mission paroissiale a eu lieu à la paroisse Sainte-Thérèse.
Cette fois-ci, la mission a été prêchée par notre Supérieur Provincial, le père Santo Arrigo, C.Ss.R., dans le cadre de notre célébration du 300e anniversaire de la naissance de saint Gérard Majella.
Au cours de ces trois jours, la paroisse a été invitée à vivre un parcours similaire de prière, de guérison et de foi renouvelée.
Le fait de vivre ces deux missions — l’une au sein d’une petite communauté isolée, l’autre dans le cadre de notre propre paroisse — nous a rappelé, avec douceur mais force, que l’espoir n’est jamais loin de chez nous. Il n’attend que d’être redécouvert — dans la prière, au sein de la communauté et dans l’amitié. Ces expériences missionnaires nous encouragent à continuer d’offrir des occasions de renouveau au sein des communautés paroissiales. Même dans des contextes et des cadres différents, il subsiste une soif profonde de l’Évangile — une soif qui, lorsqu’elle est satisfaite avec sincérité et attention, continue de porter ses fruits dans la vie des fidèles.











